Barrières renversées


Ce chapitre est basé sur Matthieu 15:21-28; Marc 7:24-36.

Apres sa rencontre avec les pharisiens, Jésus s'éloigna de Capernaüm, et, ayant traversé la Galilée, il se réfugia dans la région montagneuse qui borde la Phénicie. De là il pouvait apercevoir vers l'occident, s'étendant sur la plaine, les anciennes villes de Tyr et de Sidon, avec leurs temples païens, leurs palais magnifiques, leurs marchés et leurs ports encombrés de vaisseaux. Plus loin, la bleue Méditerranée, que devaient franchir les messagers de l'Evangile, portant la bonne nouvelle aux centres du grand empire mondial. Mais ce temps-là n'était pas encore arrivé. Il restait à Jésus une œuvre à faire: préparer ses disciples en vue de leur mission. Il espérait pour cela trouver dans cette contrée la solitude dont il n'avait pu jouir à Bethsaïda. Cependant ce n'était pas là l'unique but de son voyage.

"Une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon." Les habitants du district descendaient d'une ancienne race cananéenne, et, en raison de leur idolâtrie, ils étaient l'objet du mépris et de la haine des Juifs. La femme qui venait maintenant à Jésus appartenait à cette race. Elle avait entendu parler du prophète puissant qui, disait-on, guérissait toutes sortes de maladies, et l'espoir se réveilla dans son cœur. Poussée par l'amour maternel, elle se décida à parler de sa fille à Jésus avec le dessein bien arrêté de lui apporter sa douleur. Il fallait qu'il guérît son enfant. Elle avait imploré les divinités païennes sans en obtenir aucun soulagement et elle était parfois tentée de penser: Que pourrait bien faire pour moi ce docteur juif? Mais on lui avait dit qu'il guérissait toutes sortes de maladies, et qu'il ne regardait pas si ceux qui venaient à lui étaient riches ou pauvres. Elle ne voulut pas renoncer à son seul espoir.

Le Christ connaissait la condition de cette femme. Sachant qu'elle désirait le voir, il se plaça sur son chemin. En venant au secours de sa misère, il pourrait donner une illustration vivante de la leçon qu'il se proposait d'enseigner. C'est pour cela qu'il avait amené ses disciples dans cette contrée. Il voulait leur faire toucher du doigt l'ignorance qui régnait dans les villes et les villages voisins du pays d'Israël. Le peuple, auquel toutes facilités avaient été données pour comprendre la vérité, ignorait les besoins de son entourage. Rien n'était fait pour venir en aide aux âmes qu'enveloppaient les ténèbres. Le mur de séparation érigé par l'orgueil juif empêchait les disciples eux-mêmes d'éprouver de la sympathie pour le monde païen. Mais ces barrières devaient être renversées.

Le Christ ne répondit pas immédiatement à la requête de cette femme. Elle représentait une race méprisée, et Jésus lui fit l'accueil que les Juifs lui auraient réservé. Par là, il se proposait de montrer aux disciples avec quelle froideur et quel manque de cœur les Juifs se conduiraient dans un cas semblable, et, en accordant ensuite l'objet de la requête, il donnerait l'exemple de la compassion que les disciples devaient manifester en face de telles détresses.

Bien que Jésus n'eût pas répondu, la femme ne perdit pas sa foi. Comme il poursuivait son chemin, sans paraître l'entendre, elle le suivit, renouvelant ses supplications. Importunés, les disciples demandèrent à Jésus de la renvoyer. Voyant que le Maître la traitait avec indifférence, ils pensaient qu'il partageait le préjugé des Juifs contre les Cananéens. Mais c'est un Sauveur plein de pitié que cette femme implorait, et la requête des disciples provoqua cette réponse de Jésus: "Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël." Quoique cette réponse semblât s'accorder avec la prévention des Juifs, elle contenait un reproche indirect, à l'adresse des disciples: c'est ce qu'ils comprirent, plus tard, en se rappelant combien souvent il leur avait dit qu'il était venu dans le monde pour sauver tous ceux qui l'accepteraient.

La femme redoubla d'insistance, se prosternant aux pieds du Christ, et criant: "Seigneur, viens à mon secours." Par sa nouvelle réponse, Jésus parut vouloir repousser encore ses prières: "Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens." C'était insinuer qu'il n'était pas juste de gaspiller les bénédictions dont le peuple de Dieu avait été favorisé en les distribuant à des étrangers et à des ennemis d'Israël. Toute autre personne eût été complètement découragée. Mais la femme discerna, sous le refus apparent de Jésus, une pitié qu'il ne réussissait pas à cacher. "Oui Seigneur, dit-elle, pourtant les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres." Quand les enfants mangent à la table de leur père, les chiens eux-mêmes ne sont pas oubliés. Ils ont droit aux miettes qui tombent d'une table abondamment pourvue. S'il y avait tant de bénédictions pour Israël, n'y en aurait-il donc pas une aussi pour elle? Puisqu'on la regardait comme un chien, n'avait-elle pas droit aux miettes comme lui?

Jésus venait de quitter son champ d'activité parce que les scribes et les pharisiens cherchaient à lui ôter la vie. Ils faisaient entendre des murmures et des plaintes. Ils manifestaient de l'incrédulité et de la rancœur, et refusaient le salut si généreusement offert. Et voici que, maintenant, le Christ rencontre un être appartenant à une race infortunée et méprisée, n'ayant pas été favorisé par la lumière de la Parole de Dieu, et qui cependant cède tout de suite à l'influence divine du Christ et croit d'une manière implicite que Jésus est capable de lui accorder la faveur demandée. Elle mendie les miettes qui tombent de la table du Maître. Pourvu qu'on lui accorde les avantages d'un chien, elle consent à être considérée comme tel. Aucun préjugé, aucun orgueil national ou religieux n'influe sur sa conduite; elle reconnaît immédiatement, en Jésus, le Rédempteur, celui qui peut faire tout ce qu'elle lui demande.

Le Sauveur est satisfait. Il a mis cette foi à l'épreuve. Il a montré, par sa façon d'agir avec cette femme que l'on juge indigne de partager les grâces accordées à Israël, qu'elle a cessé d'être une étrangère pour devenir l'enfant de la maison de Dieu. Et, comme les autres enfants, elle a droit aux dons du Père. Le Christ exauce sa requête, achevant ainsi la leçon destinée aux disciples. Se tournant vers elle avec un regard chargé de pitié et de tendresse, il lui dit: "O femme, ta foi est grande; qu'il te soit fait comme tu le veux." A cette heure même sa fille fut guérie. Le démon ne la tourmenta plus. La femme s'en alla, reconnaissant son Sauveur, heureuse d'avoir obtenu l'exaucement de sa prière.

Jésus ne fit aucun autre miracle au cours de ce voyage. C'était en vue de l'accomplissement de cette guérison qu'il s'était rendu au voisinage de Tyr et de Sidon. Il voulait à la fois secourir cette femme affligée et laisser un exemple de son œuvre miséricordieuse en faveur d'une population méprisée pour l'instruction de ses disciples quand il ne serait plus auprès d'eux. Il voulait les arracher à leur exclusivisme juif et les inciter à travailler au sein d'autres peuples que le leur.

Il tardait à Jésus de pouvoir dévoiler les profonds mystères de la vérité, cachés pendant les âges passés, selon lesquels les Gentils étaient appelés à être les co-héritiers des Juifs, participant "à la même promesse en Christ-Jésus par l'Evangile". Les disciples mirent beaucoup de temps à apprendre cette vérité, malgré les nombreuses leçons données par le divin Maître. En récompensant la foi du centenier, en prêchant l'Evangile aux habitants de Sychar, il avait déjà assez montré qu'il ne partageait pas l'intolérance des Juifs. Mais les Samaritains avaient une certaine connaissance de Dieu; et le centenier avait fait preuve de bonté envers Israël. Cette fois-ci Jésus mit ses disciples en contact avec une femme païenne qu'ils considéraient indigne de ses faveurs comme tous les autres païens. Il voulait montrer comment une telle personne devait être traitée. Il avait semblé aux disciples qu'il dispensait trop généreusement les dons de sa grâce. Il voulait montrer que son amour ne se bornait pas aux limites d'une race ou d'une nation.

En disant: "Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël", Jésus avait dit la vérité, et en travaillant pour cette femme cananéenne il ne faisait que remplir sa mission. Cette femme était l'une des brebis qu'Israël aurait dû délivrer. Le Christ accomplissait l'œuvre, négligée, qui avait été assignée à Israël.

Grâce à cet acte, les disciples comprirent mieux l'œuvre qu'ils avaient à accomplir parmi les païens et virent le vaste champ ouvert à leur activité, en dehors de la Judée. Parmi ceux qu'on leur avait appris à mépriser, il y avait des âmes endurant des afflictions inconnues au peuple privilégié, soupirant après le secours du puissant Guérisseur, et ayant faim de cette vérité que les Juifs avaient reçue en si grande abondance.

Plus tard, quand les Juifs se détournèrent plus obstinément des disciples, parce qu'ils annonçaient Jésus en qualité de Sauveur du monde, après que le mur de séparation dressé entre Juifs et Gentils eut été abattu par la mort du Christ, cette leçon, ainsi que d'autres semblables, destinées à montrer que l'œuvre évangélique ne souffrait aucune limite de coutume ou de nationalité, exerça une puissante influence sur la marche suivie par les représentants du Christ.

La visite du Sauveur en Phénicie et le miracle accompli dans cette région avait encore un but plus vaste. Cette œuvre fut accomplie non seulement pour soulager cette femme affligée, non seulement au bénéfice des disciples et de ceux qu'ils devaient évangéliser, mais aussi "afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom". Les mêmes facteurs qui tenaient les hommes éloignés du Christ il y a dix-huit siècles sont encore à l'œuvre aujourd'hui. L'esprit qui éleva une barrière entre Juifs et Gentils agit encore. L'orgueil et le préjugé ont dressé de hautes murailles entre diverses classes d'hommes. Le Christ et sa mission ont été présentés sous un faux jour et de nombreuses personnes ont le sentiment d'être virtuellement retranchées du ministère évangélique. Elles ne doivent pas penser, néanmoins, que l'accès au Christ leur est interdit. Aucune des barrières érigées par l'homme ou par Satan n'est impénétrable à la foi.

La femme de Phénicie se jeta, avec foi, contre les barrières dressées entre les Juifs et les païens. Malgré les causes de découragement, malgré les apparences qui auraient pu l'engager à douter, elle se confia en l'amour du Sauveur. C'est ainsi que le Christ désire que nous lui fassions confiance. Toute âme peut avoir part aux bénédictions du salut. Rien, si ce n'est sa propre volonté, ne peut empêcher un homme de devenir participant, en Christ, de la promesse de l'Evangile.

Dieu déteste les castes. A ses yeux, toutes les âmes humaines ont la même valeur. "Il a fait que toutes les nations humaines, issues d'un seul homme, habitent sur toute la face de la terre; il a déterminé les temps fixés pour eux et les bornes de leur demeure, afin qu'ils cherchent Dieu pour le trouver si possible, en tâtonnant. Or il n'est pas loin de chacun de nous." Tous sont invités à venir à lui pour avoir la vie, sans distinction d'âge, de rang, de nationalité ou de religion. "Quiconque croit en lui ne sera pas confus. Il n'y a pas de différence, en effet, entre le Juif et le Grec: ils ont tous le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l'invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé." "Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme." "Riche et pauvre se rencontrent; c'est l'Eternel qui les a créés l'un et l'autre."

 

[chapitre précédent] [indice] [prochain chapitre]


 

[système universel d'adoration forcée] [La Tragédie des Siècles]
[
la Vierge Marie, est-elle Morte ou Vivante?] [Trouver la Paix Intérieure]
[
Jésus-Christ ... le désir d'âges] [Bible KJF Édition 2006]
[
La Vérité et Connaissance Spirituelle]
 

Il n'est guère possible de capturer toute la méchanceté et
le mal dans ce monde sans avoir lu le livre
Les Deux Babylones


Le jour de fin du monde est imprévisible, mais quand
féroce la haine mondiale surgit contre un petit groupe chrétien, ce
sera environ une année de plus. En attendant, il peut y avoir
confusion et la perplexité, mais soyez assuré, le jour de la fin,
quant à ce jour, personne ne les connaît, pas même les
anges dans le ciel ni le Fils, le Père seul les connaît.
Marc 13:32

 

Liens recommandés à la section anglaise de ce site Web

We don't know what is going on in this world because we have no clue
as to who the Illuminati are and what they have in mind for you and me:
 Illuminati 666 - Global Power Elite
The Two Babylons   Lucifer Rising
Trinity - Unbiblical Philosophy?
 

[Cosmic Conflict]  [Universal System of forced Worship]  [Principles and Doctrines]
[
the other Godhead] [Health Care without Prescription Drugs] [finding Peace within]
[
godhead of Nicea]  [is the Virgin Mary dead or alive]  [invitation to Bible Studies]
[
High Points of the New Age] [Love & Passion of Christ] [New Age Adventures]
[
is there Death after Life] [Healthful Living] [early Writings of  Ellen G. White]
[
True Protestantism is dying because?] [Truth and Spiritual Knowledge]
[
New Age Bible Versions] [What happened 508 CE?]
[
global power elite]
 

qui etait thammuz, pourquoi la vierge marie pleure a chaque apparition, prophéties de la vierge marie, vierge marie tonnerre de la justice, les États-unis est il la deuxieme bete dont parle l´apocalypse chapitre, le culte de la mère et l enfant, vicaire du fils de dieu, signe du tau ezechiel 9 verset 4, quelle religion qui reconnait la marque de la bete, origine de l'adoration de la vierge marie, une blessure mortelle de la bête, vierge de guadaloupé