Tu peux me rendre pur


Ce chapitre est basé sur Matthieu 8:2-4; 9:1-8, 32-34
Marc 1:40-45; 2:1-12; Luc 5:12-28.
 

De toutes les maladies connues en Orient, la lèpre était la plus redoutée. Sa nature incurable, son caractère contagieux et ses répugnants effets épouvantaient les plus courageux. Les Juifs la considéraient comme une punition et l'appelaient "le fléau", "le doigt de Dieu". Opérant ses ravages en profondeur, indéracinable, mortelle, on y voyait un symbole du péché. La loi cérémonielle déclarait impur le lépreux. Mort vivant, il était exclu des habitations humaines. Tout ce qu'il touchait devenait souillé. L'air lui-même était contaminé par sa respiration. Celui chez qui l'on soupçonnait la terrible maladie devait se présenter aux prêtres, chargés d'examiner son cas et de prendre une décision. Si la lèpre était déclarée, le malade était séparé de sa famille, retranché de l'assemblée d'Israël; il ne lui restait qu'à rejoindre ceux qui souffraient du même mal. Les exigences de la loi étaient inflexibles. Rois et gouverneurs ne pouvaient y échapper. Attaqué par ce terrible mal, un monarque devait abandonner le sceptre et fuir loin de la société.

Eloigné de ses parents et de ses amis, le lépreux devait supporter sa maladie comme une malédiction. Il devait publier son malheur, déchirer ses vêtements et donner l'alarme pour que l'on pût fuir la contamination. Le cri: Impur! impur! lancé sur un ton morne par un exilé solitaire était un signal que l'on redoutait et que l'on détestait.

Beaucoup de lépreux vivaient dans la région où le Christ exerçait son ministère; ces malheureux entendirent parler de l'œuvre du Messie et une lueur d'espérance éclaira leur misère. Cependant depuis les jours du prophète Elie aucune guérison de lépreux ne s'était produite et l'on n'osait attendre de Jésus un miracle que lui-même n'avait jamais fait. Il se trouva pourtant un lépreux dont la foi s'éveillait; mais comment cet être, exclu de la société des hommes, pourrait-il atteindre Jésus, se présenter au Guérisseur? Le Christ voudrait-il le guérir, lui, infortuné, apparemment frappé d'un jugement divin? Ne lui jetterait-il pas plutôt l'anathème ainsi que le faisaient les pharisiens et même les médecins, et ne lui serait-il pas enjoint de fuir les lieux habités? Il pense à tout ce qu'il a entendu dire de Jésus. Personne encore n'a cherché vainement du secours auprès de lui. Le misérable décide d'aller trouver le Sauveur. Les villes lui sont interdites: peut-être pourra-t-il rencontrer le Messie sur quelque chemin de montagne ou bien lorsqu'il enseigne dans les campagnes. Il n'ignore pas les difficultés d'une telle entreprise, mais aucune autre possibilité ne s'ouvre devant lui.

Le lépreux fut guidé vers le Sauveur, qui, entouré de la foule, prêchait au bord du lac. Bien qu'il se tînt à quelque distance, il saisissait certaines paroles du Sauveur. Il le voyait poser ses mains sur des malades. Il voyait des boiteux, des aveugles, des paralytiques et des malheureux affligés de toutes sortes de maladies mortelles se lever soudain pleins de santé et louant Dieu de leur délivrance. La foi s'affermit dans son cœur. Il ose s'avancer. Il oublie les restrictions dont il est l'objet, la sécurité de la foule, la crainte que tous éprouvent à sa vue. Il ne pense plus qu'à la joyeuse espérance d'être guéri.

Le spectacle qu'il offre est repoussant. La maladie a fait d'effroyables progrès, et la décomposition de la chair est horrible à voir. On recule de terreur pour éviter son contact. C'est une bousculade. Quelques-uns s'efforcent de l'écarter de Jésus, mais en vain. Il ne voit ni n'entend personne. Il n'aperçoit pas leur expression de dégoût. Il ne voit que le Fils de Dieu. Il n'entend que la voix qui rend la vie aux mourants. Il s'avance vers Jésus et se jette à ses pieds en poussant ce cri: "Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur." Jésus posa sa main sur lui et lui dit: "Je le veux, sois purifié."

Un changement immédiat se produisit chez le lépreux. Sa chair redevint saine, ses nerfs recouvrèrent leur sensibilité, ses muscles leur fermeté. La peau rude et écailleuse, caractéristique de la lèpre, fit place à une peau souple d'enfant en santé.

Jésus ordonna à cet homme de ne pas publier l'œuvre accomplie en sa faveur, mais d'aller se présenter au temple sans retard avec une offrande. Cette offrande ne serait acceptée qu'après l'examen du prêtre déclarant l'homme entièrement net. Si peu désireux que l'on fût d'accomplir un tel acte, on ne pourrait éviter cet examen ni se récuser.

L'Ecriture souligne l'insistance avec laquelle Jésus enjoignit le silence et ordonna une prompte démarche. "Jésus le renvoya aussitôt, avec de sévères recommandations, et lui dit: Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au prêtre, et fais pour ta purification l'offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage." Si les prêtres avaient connu la guérison du lépreux, la haine qu'ils éprouvaient pour le Christ aurait pu leur dicter une sentence non conforme à la vérité. Jésus voulait donc que cet homme se présentât au temple avant que le bruit du miracle y fût parvenu. Le lépreux guéri obtiendrait alors une décision impartiale, et recevrait l'autorisation de rejoindre les siens.

Le Christ avait d'autres raisons pour enjoindre le silence à cet homme. Le Sauveur savait que ses ennemis cherchaient toujours à limiter son activité et à éloigner de lui le peuple. Il savait qu'au cas où la nouvelle de la guérison du lépreux se répandrait, d'autres malheureux affligés du terrible mal accourraient auprès de lui et l'on ferait courir le bruit que la population était contaminée par leur contact. La guérison de plusieurs de ces lépreux n'aurait été une bénédiction ni pour eux ni pour d'autres. En attirant à lui les lépreux il eût semblé donner raison à ceux qui l'accusaient de rompre les barrières établies par la loi rituelle. Et ceci aurait entravé la prédication de l'Evangile. Les événements donnèrent raison à Jésus. Des quantités de gens avaient assisté à la guérison du lépreux; on attendait avec impatience la décision des prêtres. Quand cet homme retourna auprès de ses amis, il y eut une grande effervescence. Malgré l'appel de Jésus à la prudence, l'homme ne chercha pas à cacher le fait de sa guérison. Il est vrai qu'il était difficile de le cacher, mais le lépreux le publia tout à l'entour. S'imaginant que seule la modestie de Jésus avait motivé la défense, il s'en alla proclamer la puissance du grand Guérisseur. Il ne comprenait pas que de telles manifestations n'avaient d'autre effet que de précipiter la décision des prêtres et des anciens de mettre à mort Jésus. L'homme qui avait été l'objet d'une guérison appréciait comme un immense bienfait le retour à la santé. Heureux d'avoir retrouvé sa vigueur, et d'avoir été rendu à sa famille et à la société, il ne pouvait s'empêcher de donner gloire au Médecin qui l'avait guéri. Par là il contribua à restreindre l'œuvre du Sauveur. Cela attira de telles multitudes que Jésus dut interrompre ses travaux.

Chacun des actes du Christ avait une portée immense, qui dépassait ce que l'on pouvait penser. C'est ce qui arriva pour le lépreux. Alors que Jésus servait ceux qui venaient à lui, il désirait ardemment bénir ceux qui ne venaient pas. Tout en attirant les péagers, les païens, les Samaritains, il eût voulu gagner les prêtres et les docteurs emprisonnés dans les préjugés et les traditions. Il ne négligea aucun moyen pour les atteindre. En envoyant le lépreux aux prêtres, il leur offrait un témoignage visant à désarmer leurs préjugés.

Les pharisiens prétendaient que l'enseignement du Christ s'opposait à la loi que Dieu avait donnée par Moïse; il réfutait cette calomnie en ordonnant au lépreux purifié de présenter une offrande conformément à la loi. Ce témoignage eût été suffisant s'ils avaient consenti à se laisser convaincre.

Les chefs avaient envoyé des espions de Jérusalem afin de trouver un prétexte pour mettre à mort le Christ. Sa réponse leur prouvait son amour pour l'humanité, son respect de la loi, son pouvoir pour délivrer du péché et de la mort. Et voici le témoignage rendu à leur sujet: "Ils m'ont rendu le mal pour le bien et la haine pour l'amour." Dans son sermon sur la montagne il avait donné ce précepte: "Aimez vos ennemis." Il donnait maintenant l'exemple, ne rendant pas "mal pour mal, ni insulte pour insulte", bénissant au contraire.

Les mêmes prêtres qui avaient condamné le lépreux à l'exil, attestèrent sa guérison. Leur sentence prononcée en public et enregistrée, restait un témoignage en faveur du Christ. Quant à l'homme guéri, réintégré dans l'assemblée d'Israël, sur l'assurance donnée par les prêtres qu'il ne lui restait aucune trace de maladie, il devenait un témoin vivant de son bienfaiteur. Joyeusement, il présenta son offrande, glorifiant le nom de Jésus. Les prêtres furent convaincus de la puissance divine du Sauveur. L'occasion leur était offerte de connaître la vérité et de jouir de la lumière. S'ils refusaient la lumière, celle-ci s'éloignerait pour toujours. Elle fut rejetée par plusieurs; mais ce n'est pas en vain qu'elle avait lui: bien des cœurs furent touchés qui ne le montrèrent pas alors. Pendant la vie du Sauveur, sa mission ne parut pas trouver beaucoup d'échos chez les prêtres et les docteurs. Plus tard, après son ascension, "une grande foule de prêtres obéissait à la foi".

En purifiant le lépreux de sa terrible maladie, le Christ a donné une image de son œuvre, cette œuvre qui consiste à nettoyer les hommes de leurs péchés. Celui qui se présenta à Jésus était "couvert de lèpre". Un poison mortel avait envahi son corps. Les disciples avaient tenté d'empêcher leur Maître de le toucher, car quiconque effleurait un lépreux devenait impur. Non seulement Jésus ne fut atteint d'aucune souillure, mais son attouchement communiqua une puissance vivifiante: la lèpre fut guérie. Il en est de même de la lèpre du péché, profondément enracinée, mortelle, et qu'aucun moyen humain ne peut guérir. "Toute la tête est malade, tout le cœur est languissant. De la plante des pieds au sommet de la tête, il n'y a plus rien de sain: ce ne sont que blessures, meurtrissures, plaies vives." Jésus, venu habiter au sein de l'humanité, ne contracte aucune souillure. Sa présence communique au pécheur une vertu guérissante. A quiconque se jettera à ses pieds, disant avec foi: "Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur", il sera répondu: "Je le veux, sois purifié!"

Jésus n'accorda pas toujours immédiatement la guérison à ceux qui sollicitaient de lui cette faveur. Mais le lépreux obtint sa grâce dès qu'il l'eut demandée. Quand nous quêtons des bienfaits terrestres, la réponse à nos prières peut subir un délai, et il se peut que Dieu ne nous donne pas exactement ce que nous avons souhaité; il en va tout autrement quand nous prions pour être délivrés du péché. Car Jésus veut toujours nous nettoyer du péché, pour faire de nous ses enfants, et nous mettre à même de vivre d'une manière sainte. Le Christ "s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher au présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père". "Voici l'assurance que nous avons auprès de lui: si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé." "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice."

Le Christ enseigna la même vérité par la guérison du paralytique de Capernaüm. Ce miracle eut pour but de montrer qu'il avait le pouvoir de pardonner les péchés. La guérison du paralytique sert aussi à illustrer d'autres vérités importantes. Elle est une source d'espérance et d'encouragement. Elle comporte aussi un avertissement fourni par les objections des pharisiens.

Le paralytique avait, comme le lépreux, perdu tout espoir de guérison. Sa maladie était la conséquence d'une vie de péché, et ses maux étaient accrus par le remords. Longtemps auparavant il s'était adressé aux pharisiens et aux médecins, espérant obtenir un soulagement à ses souffrances physiques et morales. Ces hommes avaient déclaré, froidement, son cas incurable et l'avaient abandonné à la colère de Dieu. Les pharisiens considéraient l'épreuve comme une manifestation du déplaisir divin, et ils se tenaient à distance des malades et des nécessiteux. Cependant ceux-là mêmes qui s'attribuaient une telle sainteté étaient souvent plus coupables que les affligés qu'ils condamnaient.

Le paralytique, absolument impuissant, plongé dans le désespoir, n'entrevoyait aucune possibilité de secours. Voici qu'on lui parle des œuvres merveilleuses de Jésus. On lui dit que d'autres, coupables et malades comme lui, ont été guéris; des lépreux eux-mêmes ont été purifiés. Les amis qui lui font ces rapports l'encouragent à croire que, lui aussi, pourrait obtenir la guérison, s'il pouvait être amené à Jésus. Mais le souvenir des causes de sa maladie fait s'évanouir son espoir. Il redoute que le saint Médecin ne veuille même pas tolérer sa présence.

Et cependant cet homme aspirait bien moins à la guérison du corps qu'au pardon de ses péchés. Si seulement il pouvait voir Jésus, obtenir la certitude de son pardon, avec la paix du ciel, il serait disposé à vivre ou à mourir selon le bon plaisir de Dieu! Oh! si seulement je pouvais être en sa présence! soupirait le moribond. Il n'y avait pas de temps à perdre: ses chairs consumées montraient déjà les signes de la corruption. Il supplia ses amis de le porter sur son lit à Jésus; ceux-ci y consentirent joyeusement. La foule était si compacte dans la maison et aux alentours, que le malade et ses amis ne pouvaient ni l'atteindre ni l'entendre.

Jésus enseignait dans la maison de Pierre. Les disciples étaient, selon leur coutume, assis près de lui. "Des pharisiens et des docteurs de la loi, ... venus de tous les villages de la Galilée, de la Judée et de Jérusalem", dans le but d'épier Jésus, cherchaient un motif d'accusation contre lui. A part ces personnages, la foule confuse comprenait des fervents, des chercheurs sincères, des curieux et des incrédules. Il y avait là des représentants de diverses nationalités et de toutes les classes de la société, "et la puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons". L'Esprit de vie planait sur l'assemblée, sans que sa présence fût discernée par les pharisiens et les docteurs. Ils n'éprouvaient aucun besoin, aussi n'y avait-il pas de guérison pour eux. "Il a ... rassasié de biens les affamés", et "renvoyé à vide les riches".

Les porteurs du paralytique multiplièrent en vain leurs efforts pour se frayer un passage à travers la foule. Le malade regardait autour de lui avec une angoisse inexprimable. Comment renoncer à l'espoir alors que le secours si longtemps attendu était là, tout proche? Il suggéra à ses amis de le hisser sur le toit de la maison; à travers une ouverture ils le descendirent aux pieds de Jésus. Le discours fut interrompu. Le Sauveur considéra le triste visage tendu anxieusement vers lui, et vit les yeux suppliants fixés sur lui. Il comprit, car c'est lui-même qui avait attiré cet esprit inquiet et travaillé par le doute. Alors que le paralytique était encore chez lui, le Sauveur avait déjà parlé à sa conscience. Quand il s'était repenti de ses péchés, et avait cru que la puissance de Jésus pourrait le guérir, le Sauveur avait commencé de répandre dans son cœur avide ses grâces vivifiantes. Jésus avait vu poindre la première lueur de foi chez cet homme; il avait vu cette foi grandir et s'attacher à lui comme au seul espoir du pécheur; il avait vu cette foi s'affermir à chaque effort nouveau pour parvenir en sa présence.

Le Sauveur dit alors, et ses paroles frappèrent les oreilles du malade comme une sublime musique: "Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés." Et voici l'âme du malade débarrassée du fardeau de son désespoir; la paix du pardon entre en lui et resplendit sur son visage. Ses douleurs disparaissent, son être tout entier est transformé. Le paralytique est guéri! le pécheur est pardonné!

Avec une foi simple il accepte les paroles de Jésus comme une promesse de vie nouvelle. Il ne demande rien de plus, accablé par une béatitude trop grande pour être exprimée. Une céleste lumière éclaire ses traits et la crainte saisit ceux qui contemplent la scène. Les rabbins avaient attendu impatiemment pour voir quelle serait l'attitude du Christ. Ils se rappelaient comment ce malade leur avait demandé du secours et comment ils lui avaient refusé toute espérance et toute sympathie. Ils l'avaient même déclaré frappé de la malédiction de Dieu à cause de ses péchés. La vue du malade leur rappela ces choses, et remarquant l'intérêt manifesté par toutes les personnes présentes, ils furent effrayés en pensant qu'ils allaient perdre l'influence qu'ils exerçaient sur le peuple.

Sans échanger un mot, ces dignitaires lurent dans les visages des uns et des autres la même pensée: il fallait faire quelque chose pour réfréner cet enthousiasme. Jésus avait déclaré que les péchés du paralytique étaient pardonnés. Les pharisiens s'emparèrent de ces paroles comme d'un blasphème et pensèrent à le présenter comme un crime méritant la mort. Ils disaient dans leur cœur: "Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul?"

Le regard sévère de Jésus fit reculer tous ces hommes. Il leur dit: "Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs? Qu'est-ce qui est plus facile, de dire: Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi et marche? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit et retourne chez toi." Alors celui qu'on avait amené à Jésus sur un lit se leva avec l'agilité et la force de la jeunesse. Un sang vivifiant circulait dans ses veines; chaque organe de son corps avait soudain repris son activité. Un teint florissant succédait à une pâleur mortelle. "Et, à l'instant, il se leva en leur présence, prit le lit sur lequel il était couché et s'en alla dans sa maison en glorifiant Dieu. Tous étaient dans l'étonnement et glorifiaient Dieu; remplis de crainte, ils disaient: Nous avons vu aujourd'hui des choses étranges."

O merveilleux amour du Christ, qui s'abaisse jusqu'à guérir le coupable et l'affligé! Divinité qui s'attendrit sur les maux d'une humanité souffrante et les allège! O puissance étonnante déployée en faveur des enfants des hommes! Qui pourra encore douter du message du salut? Qui voudra méconnaître les grâces d'un Rédempteur compatissant?

Il ne fallait rien moins que le pouvoir créateur pour rendre à la santé ce corps en décomposition. La voix qui avait donné la vie à l'homme formé de la poussière de la terre, c'était encore la voix qui venait de rendre la vie au paralytique mourant. Le même pouvoir qui avait donné la vie au corps avait aussi renouvelé le cœur. Celui qui, à la création, avait parlé, et la chose fut, avait commandé, et elle parut, avait adressé des paroles de vie à l'âme morte dans ses fautes et ses péchés. La guérison du corps annonçait le pouvoir qui avait renouvelé le cœur. Le Christ ordonna au paralytique de se lever et de marcher, "afin que vous sachiez, dit-il, que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés".

Le paralytique trouva en Christ à la fois la guérison de l'âme et celle du corps. La guérison spirituelle fut suivie du relèvement physique. Cette leçon ne doit pas passer inaperçue. Il existe aujourd'hui des milliers de personnes affligées de maux physiques qui soupirent après ce message: "Tes péchés te sont pardonnes." Le fardeau du péché, avec l'inquiétude et l'insatisfaction qui l'accompagnent, sont la cause de leurs maladies. Ils n'auront de soulagement qu'en s'approchant du Médecin de l'âme. La paix que lui seul peut donner communique la vigueur à l'esprit, la santé au corps.

Jésus "est apparu, afin de détruire les œuvres du diable". En lui "était la vie", et il dit: "Je suis venu, afin que les brebis aient la vie et qu'elles l'aient en abondance." Il est un "esprit vivifiant". Il possède aujourd'hui le même pouvoir de donner la vie qu'au jour où sur la terre il guérissait les malades et promettait le pardon aux pécheurs. "C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités."

Il semblait à ceux qui avaient assisté à la guérison du paralytique que le ciel s'était ouvert pour leur révéler les gloires d'un monde meilleur. Quand l'homme, qui venait d'être guéri, traversa la foule, louant Dieu à chaque pas, et portant allègrement son fardeau, le peuple, saisi de crainte, s'écarta pour lui livrer passage, chacun murmurant à son voisin: "Nous avons vu aujourd'hui des choses étranges."

Les pharisiens, muets d'étonnement, voyant leur échapper l'occasion d'insuffler leurs mauvais sentiments à la multitude, se jugeaient vaincus. Les rabbins étaient délaissés, car l'œuvre merveilleuse opérée en faveur de cet homme qu'ils avaient abandonné à la colère de Dieu, avait fortement impressionné le peuple. Ces docteurs reconnurent que le Christ possédait un pouvoir dont ils avaient attribué à Dieu seul le monopole. Ils restaient décontenancés et confus, sentant, sans vouloir le confesser, la présence d'un Etre supérieur, dont la dignité et la douceur contrastaient avec leur attitude hautaine. Plus il était évident que Jésus avait sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, plus ils se retranchaient derrière leur incrédulité avec obstination. Ils sortirent de la maison de Pierre, où ils venaient d'assister à la guérison du paralytique, pour former de nouveaux complots, en vue de réduire au silence le Fils de Dieu.

Les maladies physiques les plus malignes et les plus invétérées ne résistaient pas à la puissance du Christ; mais la maladie de l'âme se montrait plus réfractaire chez ceux qui fermaient les yeux pour ne point voir la lumière. La lèpre et la paralysie étaient moins redoutables que le fanatisme et l'incrédulité.

Il y eut de vives réjouissances dans la maison du paralytique, quand celui-ci revint, guéri, au sein de sa famille, portant avec aisance le grabat sur lequel on l'avait lentement transporté quelques instants auparavant. On s'assembla autour de lui avec des larmes de reconnaissance; on n'en pouvait croire ses yeux. Il se tenait devant eux, plein de vigueur. Ses bras, qu'on avait vus inertes, obéissaient promptement à sa volonté. Sa chair flasque et couleur de plomb était redevenue fraîche et vermeille. Il marchait d'un pas ferme et libre. Tous ses traits respiraient la joie et l'espoir; les traces du péché et de la souffrance étaient remplacées par une expression de pureté et de paix. De joyeuses actions de grâces s'élevèrent de cette maison, et Dieu fut glorifié à cause de son Fils, qui avait rendu l'espoir au désespéré et la force à l'homme épuisé. Cet homme était prêt, ainsi que les siens, à donner sa vie pour Jésus. Aucun doute ne troublait leur foi ou ne compromettait leur fidélité à celui qui avait apporté la lumière à ce sombre foyer.

 

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