Vers mon Père et votre Père


Ce chapitre est basé sur Luc 24:50-53; Actes 1:9-12.

Le moment était venu où le Christ devait monter sur le trône de son Père. Tel un conquérant divin il allait retourner, accompagné des trophées de sa victoire, dans les parvis célestes. Il avait, avant sa mort, déclaré à son Père: "J'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire." Après sa résurrection, il resta quelque temps sur la terre, afin de familiariser ses disciples avec son corps ressuscité et glorieux. Maintenant il était prêt à prendre congé d'eux. Il avait démontré qu'il était un Sauveur vivant. Ses disciples ne devaient plus l'associer à la pensée du tombeau. Ils pouvaient le voir glorifié aux yeux de l'univers céleste.

Jésus choisit, pour son ascension, un endroit qu'il avait sanctifié, à plusieurs reprises, par sa présence alors qu'il vivait au milieu des hommes. Ni la montagne de Sion, où était située la cité de David, ni le mont Morija, où se trouvait le temple, ne reçurent cet honneur, car là le Christ avait été raillé et rejeté. Là les ondes de la grâce et de l'amour, qui affluaient avec toujours plus de force, avaient été refoulées par des cœurs aussi durs que le roc. C'est de là que Jésus, fatigué et le cœur lourd, s'était rendu au mont des Oliviers pour y trouver quelque repos. La sainte Schékinah, avant de s'éloigner du premier temple, s'était arrêtée sur la montagne orientale, comme si elle hésitait à abandonner la cité élue; de même le Christ s'arrêta sur le mont des Oliviers, regardant avec un cœur plein de désirs dans la direction de Jérusalem. Les bosquets et les vallons de cette montagne avaient été consacrés par ses prières et ses larmes. Les pentes rapides de celle-ci avaient renvoyé l'écho des acclamations triomphales de la foule qui le proclamait Roi. Sur ses flancs, Jésus avait trouvé un foyer auprès de Lazare de Béthanie. A son pied, au jardin de Gethsémané, il avait prié et lutté seul. C'est de là qu'il devait monter au ciel. C'est sur le sommet de cette montagne des Oliviers que ses pieds se poseront quand il reviendra. Il y apparaîtra alors non plus comme l'homme de douleur, mais comme un Roi glorieux et triomphant; les alléluias des Hébreux et les hosannas des Gentils formeront un concert de louanges, et les voix de l'armée innombrable des rachetés feront retentir cette acclamation: Couronnez-le Seigneur de tous.

Jésus se dirigea avec les onze vers la montagne. Tandis qu'ils passaient sous la porte de Jérusalem, bien des yeux étonnés regardaient curieusement ce petit groupe conduit par celui que les chefs de la nation avaient condamné et crucifié quelques semaines auparavant. Les disciples ignoraient que ce serait leur dernière entrevue avec le Maître. Jésus ne cessa pas de s'entretenir avec eux, leur rappelant ses premières instructions. Il s'arrêta un instant aux abords de Gethsémané, pour leur procurer l'occasion de se rappeler les leçons qu'il leur avait données pendant la nuit de son agonie. Il considéra à nouveau le cep dont il s'était servi pour illustrer l'union de son Eglise avec lui-même et avec son Père; il répéta les vérités qu'il leur avait déjà dévoilées. Tout, autour de lui, leur rappelait son amour et leur ingratitude. Même les disciples qui lui étaient si chers l'avaient, à l'heure de son humiliation, couvert d'opprobre, et abandonné.

Le Christ avait passé trente-trois années dans le monde, il avait supporté son mépris, ses injures, ses railleries; il avait été rejeté et crucifié. Maintenant, sur le point de monter sur son trône de gloire — en pensant à l'ingratitude de ceux qu'il est venu sauver — ne leur retirera-t-il pas sa sympathie et son amour? Ne va-t-il pas concentrer ses affections sur le royaume où on l'apprécie et où des anges sont prêts à exécuter ses ordres? — Non; à ces êtres aimés qu'il laisse sur la terre, il fait cette promesse: "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde."

Arrivé sur le mont des Oliviers, Jésus conduisit ses disciples au-delà du sommet, dans les environs de Béthanie. Là il s'arrêta, et ses compagnons se rapprochèrent de lui. Des rayons de lumière semblaient émaner de sa personne tandis qu'il les regardait avec bonté. Il ne leur reprocha pas leurs fautes et leurs échecs; les dernières paroles qu'ils entendirent des lèvres du Seigneur furent empreintes de la plus profonde tendresse. Les mains étendues, comme pour les bénir, et leur donner l'assurance de sa sollicitude protectrice, il s'éloigna d'eux lentement, attiré vers le ciel par une force supérieure à toute attraction terrestre. Comme il allait disparaître, les disciples attristés tendaient leurs regards pour apercevoir, une dernière fois, le Seigneur. Une nuée glorieuse le déroba à leur vue, et tandis qu'un chariot d'anges, enveloppé dans la nue, l'accueillait, ils entendirent, une dernière fois, ses paroles: "Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde!" Au même instant leur parvint la musique douce et joyeuse du chœur angélique.

Tandis que leurs regards restaient attachés au ciel, les disciples entendirent des voix mélodieuses. Ils se détournèrent et virent deux anges, à forme humaine, qui leur dirent: "Vous, Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière dont vous l'avez vu aller au ciel."

Ces anges faisaient partie du groupe qui, dans une nuée resplendissante, avait escorté Jésus à sa demeure céleste. Ils occupaient le rang le plus élevé parmi cette troupe angélique; ils s'étaient trouvés au tombeau du Christ, au moment de sa résurrection, après l'avoir accompagné durant toute sa vie. Tout le ciel avait attendu, impatiemment, la fin du séjour de Jésus dans un monde troublé par la malédiction du péché. Le moment était maintenant arrivé où l'univers céleste devait accueillir son Roi. On peut bien penser que les deux anges désiraient se joindre à la troupe qui souhaitait la bienvenue à Jésus. Néanmoins, pleins d'amour pour ceux que le Sauveur avait laissés, ils restèrent pour les consoler. "Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut?"

C'est sous une forme humaine que le Christ est monté au ciel. Les disciples l'ont vu tandis qu'une nuée l'accueillait. Le même Jésus qui avait marché, parlé et prié avec eux; qui avait rompu le pain avec eux; qui s'était trouvé, avec eux, dans leur barque sur le lac; et qui ce jour même avait fait, avec eux, l'ascension pénible du mont des Oliviers, — ce même Jésus était allé partager le trône de son Père. Les anges assurent que ce même Etre qu'ils ont vu montant au ciel, en reviendra comme il y est monté. Il viendra "avec les nuées. Tout homme le verra." "Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu." "Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire." Ainsi se trouvera accomplie la promesse que le Seigneur a faite aux disciples: "Lorsque je serai allé vous préparer une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi." Les disciples peuvent donc se réjouir dans l'espérance du retour du Seigneur.

Lorsqu'ils revinrent à Jérusalem, on les considéra avec étonnement. On s'attendait, après le procès et la crucifixion du Christ, à les trouver abattus et honteux, à voir sur leurs visages une expression de douleur et de défaite. Au lieu de cela, on n'apercevait sur eux que la joie et le triomphe. Leurs visages resplendissaient d'un bonheur qui n'était pas de la terre. Loin de se lamenter sur leurs espérances déçues, ils ne faisaient que louer et remercier Dieu, racontant avec joie les faits merveilleux de la résurrection du Christ et de son ascension au ciel, et beaucoup de personnes acceptaient leur témoignage.

Les disciples avaient cessé de redouter l'avenir. Ils savaient que Jésus était au ciel et qu'il leur conservait son amour. Sûrs qu'ils avaient en lui près du trône de Dieu un Ami au nom de qui ils présentaient au Père d'ardentes requêtes, ils s'agenouillaient pour prier avec un respect solennel, et se répétaient la promesse: "Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite." Ils étendaient la main de la foi toujours plus loin et toujours plus haut, en se servant de cet argument irrésistible: "Le Christ-Jésus est celui qui est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!" La Pentecôte leur apporta une plénitude de joie par la présence du Consolateur, comme le Christ l'avait promis.

Le ciel tout entier se préparait à souhaiter la bienvenue au Sauveur à son entrée dans les parvis célestes. Jésus montait le premier, suivi d'une foule de captifs, délivrés au moment de sa résurrection. L'armée angélique, avec des cris, des acclamations de louanges et des chants, faisait la haie au joyeux cortège.

Comme celui-ci approche de la cité de Dieu, l'escorte jette ce cri:
Portes, élevez vos voûtes!
Ouvrez-vous toutes grandes, portes éternelles,
Et le Roi de gloire entrera.

Les sentinelles qui montent la garde interrogent joyeusement:
Qui est-il, ce Roi de gloire?

Ce n'est pas qu'elles l'ignorent, mais c'est pour avoir
l'occasion d'entendre cette réponse élogieuse:
C'est l'Eternel, le fort, le puissant,
L'Eternel, puissant dans les batailles.
Portes, élevez vos voûtes!
Elevez-les, portes éternelles!
Et le Roi de gloire entrera.

Les anges demandent encore une fois:
Qui est-il, ce Roi de gloire?

Car ils ne se lassent pas d'entendre exalter son nom. L'escorte répond:
C'est l'Eternel des armées;
C'est lui, le Roi de gloire!

Alors la porte de la cité de Dieu s'ouvre toute grande, et la troupe angélique s'y engouffre dans une explosion d'harmonies triomphantes.

Là, se trouve le trône, entouré de l'arc-en-ciel de la promesse. Là, sont les chérubins et les séraphins, les chefs des armées angéliques, les fils de Dieu, les représentants des mondes qui n'ont pas péché. Le conseil céleste devant lequel Lucifer avait accusé Dieu et son Fils, les représentants de ces royaumes exempts de péché auxquels Satan avait espéré étendre sa domination, — tous acclament le Rédempteur. Ils sont impatients de célébrer son triomphe et de glorifier leur Roi.

Mais Jésus d'un signe de la main les arrête. Pas encore; il ne peut recevoir, en ce moment, la couronne de gloire et le manteau royal. Il se présente d'abord à son Père. Il montre sa tête meurtrie, son côté percé, ses pieds blessés, ses mains qui portent l'empreinte des clous. Il présente également les marques de son triomphe, la gerbe des prémices, ceux qui sont ressuscités avec lui et qui représentent la grande multitude qui sortira du sépulcre, à son avènement. Il s'approche de ce Père qui entonne un chant d'allégresse chaque fois qu'un pécheur vient à la repentance. Dès avant la fondation du monde, le Père et le Fils s'étaient engagés, par une alliance solennelle, à racheter l'homme au cas où il deviendrait la victime de Satan. Il avait été arrêté irrévocablement que le Christ se ferait le garant de la famille humaine. Le Christ avait tenu son engagement. C'est à son Père que Jésus s'était adressé lorsque, sur la croix, il s'était écrié: "Tout est accompli." Le pacte avait porté ses fruits. Maintenant il déclare: Mon Père, tout est accompli. J'ai exécuté ta volonté, ô mon Dieu! J'ai achevé l'œuvre de la rédemption. Si ta justice a obtenu satisfaction, "je veux que là où je suis, ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi".

Alors la voix de Dieu proclame que satisfaction a été donnée à la justice. Satan est vaincu. Ceux qui souffrent et qui luttent sur la terre pour le Christ sont acceptés en son Bien-aimé. Ils sont déclarés justes en présence des anges du ciel et des représentants des mondes qui n'ont pas péché. Son Eglise sera un jour où il est. "La bonté et la vérité se sont rencontrées; la justice et la paix se sont embrassées." Le Père entoure son Fils de ses bras, et l'ordre est donné: "Que tous les anges de Dieu l'adorent."

Avec une joie indicible, dominations, principautés et puissances reconnaissent la suprématie du Prince de la vie. L'armée angélique se prosterne devant lui, tandis qu'un chant joyeux remplit les parvis célestes: "L'Agneau qui a été égorgé est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange."

L'amour a vaincu. Ce qui était perdu est retrouvé. Les harpes angéliques accompagnent des chants de triomphe: le ciel débordant de joie et de reconnaissance retentit de radieux accents: "A celui qui est assis sur le trône et à l'Agneau, la louange, l'honneur, la gloire et la domination aux siècles des siècles."

Le spectacle de cette joie céleste nous renvoie, à nous qui sommes sur la terre, l'écho de ces admirables paroles du Christ: "Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu." La famille du ciel et celle de la terre n'en font qu'une. C'est pour nous que le Seigneur est monté au ciel, et c'est pour nous qu'il vit. "C'est pour cela aussi qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur."

 

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